10e jour: 7e étape du trek: Dyngjuhals – Langhals

Tiens il fait beau! C’est tout ce que je vais dire cette fois! En route, on suit la piste 4×4 qui serpente jusqu’à Gaesavotn. Je suis plutôt de bonne humeur aujourd’hui, on avance bien mais pas trop vite, on rigole bien entre potes. Je me lance d’ailleurs dans des sketchs de coluche, ou les dialogues de films (Les bronzés, les 3 frères etc) Ouais je sais cela casse un peu l’ambiance poétique des lieux mais bon… C’était bien marrant et çà passe le temps! La vallée de Vonarskard s’étend devant nous avec le glacier Tungnafellsjokull que l’on devra contourner par le Sud Est pour rejoindre le camps de Nyidalur. Ce soir, encore camping sauvage!! Je n’ai pas beaucoup de photos de cette journée, j’ai privilégié les vidéos et puis faudrait que je m’arrête tout le temps… Je vais mettre quelques captures. Bref, la descente vers Gaesavotn est plutôt facile, on s’arrête en bas pour prendre de l’eau au ruisseau. J’ai oublié de préciser que Mélanie a préféré rester à Kistufell la veille, c’était donc la dernière fois qu’on l’a vue, on espère que tout s’est bien passé pour elle, d’ailleurs si tu lis ces lignes, laisse un com! Encore merci pour les points GPS! 😉

Descente vers le Gaesavotn et Tungnafellsjokull au fond sur la droite

Comme la piste s’écarte vers le nord, on coupe à travers des collines de cailloutis. Le sol est sec, on a un bon rythme. Le plus grand glacier d’Europe sur notre gauche nous accompagne vers notre destination…

En avant dans le wild


De la mousse vert fluo

Derrière une colline, il y a toujours une colline et parfois elles nous jouent des tours, puisqu’elles cachent des torrents. De l’eau glacée qui descend directement du Vatnajokull.

Le Vatnajokull


Notre premier vrai gué, un torrent qui descend directement du glacier, le courant est déjà fort alors que l’on on est que le matin!!!

On a pas le choix, on doit le traverser. Ca va cailler! Il y a pas mal de courant et la couleur de l’eau est plutôt opaque. On ne distingue pas le fond. On choisit l’endroit le plus large (moins profond) et on commence la traversée. Je suis le premier sur ce gué. L’eau me cisaille les pieds d’entrée de jeu. Au début ca va, mais sur la fin la douleur est quand même conséquente! Il n’était pas très profond, mais le courant était assez fort… Bref, tout le monde s’en sort plutôt bien. Les gués sont vraiment stressant. D’une parce qu’il y a deux ans, j’avais vu mon pote tombé et de deux, je me souviendrais de cette histoire, une nana qui était tombé dans un torrent, emporté et que l’on retrouvé complètement déchiqueté, le visage en lambeaux… Il faut faire attention, et ne pas aller trop vite! Une fois n’est pas coutume, deux ptites séquence de la traversée des gués! Elles seront reprises dans la vidéo de l’ensemble du trek mais comme je n’ai pas beaucoup de photos pour illustrer mes propos…

Premier gué traversé, on ne fait pas 200m qu’un 2e se profile! Allez on recommence le cinéma, on déchausse, on met nos crocs, on traverse, on essaye de récupérer ses orteils, on sèche bien et on rechausse! Faut bien 15min à 20min pour tout ce rituel mais c’est ça l’Islande, pas de ponts, au rythme de la nature!

Riquette traverse


Carter traverse

 

Comme un 3e gué apparait, on garde les crocs aux pieds et on traverse le lit de la rivière. Sur le dernier petit bras, je me fais une petite émotion, je pose le pied sur du sable mouvant, et je m’enfonce jusque juste en dessous du genou. Rien de grave, mais ça fait un peu flippé. On est chanceux, le climat est sec depuis un moment, sans quoi ces petites frayeurs, seraient je pense, plus fréquentes…

Il est déjà l’heure de manger, on se pose donc au milieu du lit de la rivière qui est immense!! Puis petite sieste au milieux des cailloux!

Sieste

Il est temps de repartir. Au lieu de suivre la vallée, on décide de monter sur les bords du glacier Tungnafellsjokull. Comme ça, on évite les zones à sables mouvants et la vue ne sera que meilleure! On monte, on descends, on monte on descends, on n’arrive pas vraiment à savoir où est-ce que l’on est sur la carte… Bref, tout ce que l’on sait, c’est que l’on est à 14km à vol d’oiseau de Nyidalur, ce qui fait à peu près 20km de marche. C’est parfait, l’étape de demain sera une des plus courtes!! Surtout qu’il y a des sources d’eau chaude, si on les trouve, baignade demain matin… En attendant, on se pose en bas d’une montagne face au Vatnajokull et le Vonarskard

La vallée Vonarskard


Notre campement face au Vatnajokull…


Vonarskard et Vatnajokull


Faut bien se laver!!


Profils et carte 7ejour: Dyngjuhals – Langhals

Galerie Photos

Les commentaires sont fermés