L’Angleterre à la Voile (et au moteur…)

Vendredi 28 octobre 2016

Mercredi dernier , Géraldine reçoit un coup de fil de son amie Coline : « Salut, ça vous dit de traverser la mer du Nord et d’aller en Angleterre avec notre nouveau bateau le week end prochain? ». Entre cette aventure et une course de 10km prévue le dimanche, je n’hésite pas une seconde ! A nous l’Angleterre !

Le rendez-vous est donné à Niewport en Belgique le soir du vendredi 28 octobre, port où est amarré le Spoon, un magnifique bateau de course, un Pogo 8,50m avec cabine pour 6 personnes. D’après Coline, les conditions sont idéales pour une traversée. En attendant nos deux skippers, car le bateau est en fait la propriété de Coline et de son conjoint, Olivier, on sirote une bonne Petrus au Yacht Club de la marina. L’endroit est désert mais l’ambiance est vraiment sympa ! On ne réalise pas du tout dans quoi on s’engage !

Le tracé de notre périple

Coline et Olivier arrive et nous annoncent que les conditions météos ont bien changé… Le vent est tombé et le peu qu’il peut y avoir est dans la mauvaise direction pour rallier Harwich, petit port anglais situé sur la côte Est de l’Essex et sur l’estuaire de la Stour et de l’Orwell. On envisage alors de longer la côte française jusque Gravelines puis de rallier Douvres. On pense également à aller vers les côtes hollandaises… Malgré tout, l’envie de traverser la mer du Nord anime tout le groupe et Olivier, le plus expérimenté, ne semble pas réticent à l’idée malgré les mauvaises conditions météo. Au pire, nous ferons fonctionner le moteur…

On embarque donc sur le Spoon, bateau de 8,50m très spacieux avec une grande cabine intérieur. On investit nos quartiers, on mange et on se couche. On doit partir très tôt demain matin.

Samedi 29 octobre 2016

Réveil à 5h du matin. Petit déjeuner et tout le monde sur le pont ! On largue les amarres, on enlève les pare-battages et nous voilà à travers le chenal du port de Niewport. C’est le calme plat, seules les lumières bordant le chenal nous illumine, devant c’est le noir complet, la mer du Nord, noire et lisse comme un miroir… Le vent est quasi inexistant. Malgré tout, une fois sortie du port, nous déployons le génois et nous hissons la grand-voile afin de capter le peu de vent. Nous mettons le cap au 330°, Olivier à la barre, Coline aux manœuvres, Géraldine et moi en tant qu’observateur. Très vite, Coline suggère de faire des quarts de 2h. En effet, ils prévoient environ 15 à 17h de navigation, sûrement plus vu la météo. Coline et Géraldine partent se coucher pendant que les hommes restent sur le pont. Tout doucement le ciel s’illumine à l’Est laissant apparaître le soleil qui perce à travers les quelques nuages qui occupent l’horizon.

La mer est d’huile. Olivier a décidé d’affaler les voiles. Notre moyenne de 2-3 nœuds est beaucoup trop faible et nous devons passer au moteur afin d’atteindre au moins les 5 nœuds. De plus, nous nous rapprochons du DST, le Dispositif de Séparation du Trafic, situé au milieu de la mer du Nord.  C’est une vraie autoroute à cargo (700 à 800 bateaux par jour, 20% du trafic mondial https://atlas-transmanche.certic.unicaen.fr/fr/page-382.html) !

Mer d'huile

Mer d’huile

Mer d'huile

Mer d’huile

Trajectoire de collision

Trajectoire de collision

Sur le DST

Sur le DST

On les observe depuis un long moment et d’après nos skippers, il faut vraiment veiller à bien traverser le DST le plus rapidement possible notamment en adoptant une trajectoire perpendiculaire. C’est vraiment difficile d’appréhender les mouvements des bateaux et manque de bol, nous nous retrouvons sur une trajectoire de collision avec deux gros cargos sur le rail montant et descendant ! On est donc obligé de modifier notre cap et nous passons derrière ces deux navires gigantesques !! C’est impressionnant ! Vraiment terrible ! Le sillage du cargo engendre une vague qui secoue bien le bateau ! Dans la cabine, les filles ne bronchent pas…

Les quarts s’enchainent, je pars dormir, Olivier aussi pendant que les filles prennent le relais. Nous sommes toujours au moteur, il y a 0 nœud de vent.

Pendant notre traversée, on croise énormément de faune ! Plusieurs fois, nous apercevons la nageoire caudale de marsouins. Nous voyons également pêcher des fous de bassan qui percute la surface de l’eau à une vitesse fulgurante.

Proche

Proche

On est passé!

On est passé!

Fou

Fou

Marsouin

Marsouin

Phoque

Phoque

Guillemot

Guillemot

Très vite, nous avons perdu de vue le continent et partout où nous posons le regard n’est que d’eau. C’est vraiment magique, je retrouve les sensations que l’on a pu avoir dans les déserts Islandais.

On appréhendait quand même un peu le mal de mer et grâce à cette météo clémente, les mouvements du bateau sont limités et le mal de mer est inexistant, même dans la cabine ou nous pouvons y manger sans avoir la tête dans un étau, enfin pas tout le temps. Honnêtement, nous sommes agréablement surpris de pouvoir gérer le mal de mer. On est tout simplement bien.

Le jour commence à décliner alors que l’on approche d’un parc éolien offshore. Il est maintenant évident que l’on devra naviguer de nuit jusqu’aux côtes anglaises. Nous reprenons les quarts.

Olivier et moi-même prenons le 1er quart. La nuit arrive, le ciel commence à se teinter de rose puis laisse place aux étoiles. Seule le ronronnement du moteur trouble la quiétude des lieux. Olivier à bâbord, barre en main, moi à tribord luttant pour ne pas sombrer dans le sommeil. Je suis réellement crevé… Au terme des 2h, nous échangeons nos places avec Coline et Géraldine. Je m’affale dans la cabine et m’endort en moins de deux.

Pendant que je m’embrasse Morphée, les filles luttent avec le courant et se laissent dériver tel un bouchon pendant environ 3-4h, remettant le moteur juste pour éviter les navires ou les bouées de signalisation. Pourquoi ne pas rester au moteur ? Et bien, nous sommes justes en carburant… Vu les conditions, nous ne pouvons pas rallier la côte au moteur. Il nous faut du vent !

2h du matin, nous reprenons les rennes du bateau. Je suis littéralement au radar. Olivier, commandant de bord en chef est aux aguets. Malgré notre éloignement vis-à-vis des côtes et l’heure avancée, la zone regorge de bateaux. Nous sommes au large de l’estuaire de la Tamise et le courant est vraiment important. Pendant un bon moment, nous sommes à 5 nœuds de vitesse pourtant notre SOG (Speed On Ground) est de 0 nœud. Autrement dit on fait du sur place !! Olivier décide de mouiller sur un banc de sable afin d’y passer la nuit. Je comprends la manœuvre lorsque je le vois se diriger vers la proue pour jeter l’ancre et que Coline est aux commandes du bateau. 3-4 mètres de profondeur sur un banc de sable, nous sommes normalement à l’abri des gros cargos.

Une fois assuré que l’ancre est bien installée, on éteint les feux de position, on allume le feu de hune et on reprend le quart. Je lutte corps et âmes contre le sommeil du coup Olivier me dit que je peux aller me coucher. Je ne demande pas mon reste et file m’allonger à côté de Géraldine.

Dimanche 30 octobre 2016

Réveil avec le soleil et les odeurs de bacon grillé qui embaume la cabine. Olivier et Coline sont en train de nous préparer un breakfast anglais. On n’a pas atteint les côtes anglaises mais au moins on mange anglais ! Le temps est toujours au beau fixe et Eole ne semble pas vouloir se manifester… Nous avons mouillé sur un banc de sable à proximité d’une bouée cardinale « Walker » et d’un chenal de navigation où transite de gros cargos. Le courant sur le banc est impressionnant. L’instrument indique 2 à 3 nœuds au plus fort de la marée ! Il est impensable de partir au moteur vu ce qu’il nous reste  de carburant et vu la puissance du courant. Nous envisageons de rester au mouillage une nuit de plus. J’ai réussi à capter du réseau et à télécharger les données vents et selon toute vraisemblance, le vent devrait monter vers 15 – 18H avec 5-6 nœuds. On décide donc d’attendre…

A la bouffe!

A la bouffe!

Mastodonte

Mastodonte

Puis par les secours!

Puis par les secours!

On fête notre accostage!

On fête notre accostage!

Le soleil se couche...

Le soleil se couche…

Capitaine!

Capitaine!

Viens ici bébé marsouin!

Viens ici bébé marsouin!

Malgré l’attente le temps passe relativement vite. Mots croisés, sieste, exercice de matelotage, on guette les nombreux phoques qui passent aux alentours et la fin de journée arrive. Coline ne tient pas en place, elle teste tout le matériel de secours de son nouveau bateau ! Elle tente vainement d’attirer l’attention d’un bateau de pêche situé à quelques centaines mètres de nous grâce à la corne de brume qui émet un bruit ridicule ! Le miroir y passe également mais on le soleil dans le dos, ce n’est pas vraiment l’idéal. Elle tente un appel à la VHF mais la radio déconne pas mal et le « little fishing boat » reste muet à ses appels… La fin de journée approche, le brouillard se forme et le vent ne monte toujours pas…

Alors que l’on observe un énorme navire passer dans le chenal qui est à quelques centaines de mètres de nous, nous apercevons le bateau pilote du port d’Harwich. Coline tente un appel à la VHF mais elle déconne encore (la VHF) ! Impossible de les contacter ! Malgré tout le navire semble venir dans notre direction… Coline finit par les contacter et leur demande s’ils ne peuvent pas nous vendre un peu de carburant. Ils nous disent qu’ils ne peuvent pas nous ravitailler en mazout mais qu’ils vont nous remorquer jusqu’au port d’Harwich ! Victoire ! On ne passera pas une 2e nuit sur le banc… Pendant qu’ils sont en train de nous remorquer, Olivier converse avec eux à la VHF et nos pilotes anglais ont appelé les secours Anglais, la SNSM locale. Ils vont venir prendre le relais car les pilotes ont autre chose à faire ! Pour les remercier, on leur offre une bouteille champagne et ce devant les secours qui viennent tout juste d’arriver. Les pilotes les nargue, brandissant fièrement le trophée que l’on vient de leur donner. On en avait qu’une bouteille… Le bateau des secours est imposant et impressionnant ! 6 marins à bord ! Ils nous remorquent pendant environ 1H à une vitesse moyenne de 8-10 nœuds ! La journée touche à sa fin et le soleil  se couche à l’horizon. La lumière est magique, le ciel est tout rose…

Remorqué par le pilote

Remorqué par le pilote

Il fait nuit lorsque l’on arrive à la confluence des rivières Stour et Orwell près du port d’Harwich. Nos sauveteurs nous délivrent, on leur offre une bouteille de bière et l’on prend la direction de la marina de Shotley !

Le chenal d’accès est étroit et l’on pénètre dans le port par une écluse. La personne en charge de notre admission dans l’enceinte est charmante et vraiment sympa ! Les portes de l’écluse s’ouvrent et l’on se dirige vers le quai visiteur. L’amarrage du Spoon et d’un bateau en général est toujours délicat, et l’on ressent une légère tension de la part des propriétaires lors de ces manœuvres. Tensions vites effacées une fois que le navire est solidement arrimé au catway.

Le port est plongé dans la pénombre, seul quelques lumières sont présentes et nous évite de plonger dans le bassin. On fête notre accostage avec quelques Duvel et du bon saucisson à l’intérieur du bateau puis l’on file vers un pub où l’on pourra se restaurer !

Il y a pas un chat, le brouillard tombe, seul les bruits mécaniques du port commercial situé de l’autre côté de la rive perturbe le silence. Nous sommes en effet juste à côté d’un port où l’on charge et décharge des porte-conteneurs immenses, ceux-là mêmes que l’on a pu croiser au milieu de la mer du Nord.

Le pub « The Bristol Arms » est désert également, quelques habitués restent cependant accrochés au comptoir.

Le diner avalé, nous retournons vers le Spoon. Une douche et nous voilà à bord pour une nuit au calme.

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Le Spoon amarré à Shotley

Le Spoon amarré à Shotley

En face de la marina

En face de la marina

On ne s’attarde pas car la nuit tombe rapidement. On amarre le Spoon au catway du port et l’on suit Olivier qui nous emmène à travers la forêt, rive droite de la rivière, pour atteindre le petit port de Pin Mill. La raison de notre venue dans ces lieux est le Butt and Oyster pub. Un pub vraiment typique rempli d’anglais bien typique également. Le petit bourg est vraiment sympa, situé au bord de la rivière, la brume et les rares lumières donnent une ambiance particulière.

Quelques Mosaic (bière IPA délicieuse), un fish and chips huileux et une partie endiablée de carte, on regagne Woolverstone dans la nuit noire. Ambiance film d’horreur, à la lampe torche à travers les bois. Soudain, Olivier part en trombe dans la nuit avec la seule lumière du groupe… Frisson garantie 😉

De nouveau à bord du Spoon, on termine la soirée avec quelques verres de Soplica puis au lit. Le réveil sera matinal, 4h du matin afin d’être à Niewport en fin de journée. Et normalement le vent sera de la partie, ils annoncent 17 nœuds de nord vers 15h, parfait.

Une lumière parfaite sur la Orwell river

Une lumière parfaite sur la Orwell river

Lundi 31 octobre

Grasse matinée et réveil tranquille sous le soleil anglais. Il y a une lumière sublime sur le port et je pars faire le tour de la marina pour immortaliser ce moment. De retour au Spoon, Olivier est en grand nettoyage du bateau et déclare forfait pour la petite balade que l’on avait prévu dans les alentours.

On part donc tous les 3 faires une marche de 2h dans la campagne anglaise. Rien d’extraordinaire mais sympa tout de même. Arrêt à l’épicerie pour un petit ravitaillement, notamment en bières et fromage pour les pâtes !

De retour, nous nous habillons puis filons vers l’écluse en faisant un arrêt pour le plein. Je reste stupéfait sur la contenance du réservoir, à peine 40 litres ! Dire que l’on a quasiment traversé la mer du Nord avec 20 litres… Cela ne consomme vraiment rien ! Parfait, j’appréhendais un peu la note…

Une fois sortie de la marina, direction la Orwell river que l’on remonte pendant une bonne heure. Il est environ 15h lorsque l’on s’amarre à un coffre situé à quelques encablures du port de Woolverstone. Nous mouillons ici afin de déjeuner et de profiter de la quiétude des lieux. Le soleil décline déjà et il y a de nouveau une lumière parfaite sur la rivière et les différentes embarcations elles-mêmes attachées aux nombreux coffres qui jalonnent le cours d’eau.

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Au mouillage pour diner sur la Orwell river

Au mouillage pour diner sur la Orwell river

Au mouillage sur la Orwell river

Au mouillage sur la Orwell river

Mardi 1er novembre

Réveil 4h. Mal dormi. Le fish and chips a eu raison de moi pendant la nuit et si j’avais pu m’en séparer, je n’aurai pas hésité…

Tout le monde sur le pont. On quitte le port. Olivier à la barre, Coline ou Géraldine et moi à la cartographie pour éviter les bouées et guider le barreur. Les filles partent préparer le ptit déjeuner et nous ravitaille en sandwich de Nutella puis les quarts commencent. Elles partent se coucher puis je prends la barre pour quitter l’estuaire et le chenal d’accès pendant qu’Olivier s’affaire sur la cartographie.

On met le cap au 110° mais toujours au moteur pour le moment. Alors que le jour commence à sortir de l’eau du large, le vent se lève tout doucement. On ne le sent pas car il est arrière mais il y a déjà 5-6 nœuds d’annoncé à l’anémomètre. Olivier décide de sortir les voiles. Je mets le voilier face au vent et réduit les gaz pendant qu’il déploie le génois et sort la grand-voile. Une fois l’ensemble de la voile sortie, je reprends le cap. Les voiles claquent, se gonflent et l’on sent tout de suite la traction du vent sur le bateau.

Nous faisons du 4-5 nœuds. C’est grisant ! Silencieux ou presque, seulement le bruit du voilier qui glisse à la surface de l’eau qui commence à se rider de plus en plus. Le vent monte et la vitesse du bateau augmente ! On fait maintenant du 7-8 nœuds !

On reste éveillé pendant un long moment mais je commence sérieusement à fatiguer. Mais avant que j’aille  me coucher, Olivier décide de tester le Spi, cette grande voile bombée que l’on met devant le génois. La mise en place est plutôt longue, pas encore habitué sur leur nouvelle monture et surtout avec deux profanes qui demandent une définition de chaque terme employée : Chandelier, amure, drisse, bout, filière, winch, ris… Bref, si certains sont connus, on ne peut pas dire qu’on les utilise au quotidien, et nos temps de réaction face aux demandes de nos skippers sont souvent ralentis. Nos actions sont également hésitantes… Ils restent cependant patients et nous expliquent avec pédagogie l’ensemble de leurs manœuvres, c’est enrichissant !

Ca y est, le Spi se gonfle et le bateau gagne au moins 2 nœuds de vitesse ! J’en profite quelques instants et je pars m’allonger en cabine pendant que les filles retournent sur le pont. Olivier quant à lui s’amuse comme un fou avec son nouveau bateau qui file sur l’eau.

Pendant que je m’écrase sur les banquettes en skaï de la cabine, la mer et le vent se lèvent sérieusement. Le bateau file de plus en plus vite atteignant le 10 nœuds et même 11 nœuds ! Le bateau est de plus en plus penché et l’espace d’un instant, l’eau s’engouffre dans le Spi risquant de faire dessaler le Spoon ! Coline à la manœuvre attrape la barre et la pousse du côté opposé in extremis pour diminuer le gonflement de la voile ! On n’est pas passé loin du drame. Géraldine qui était sur le pont à ce moment-là, a vraiment eu un coup de stress. Je n’ai personnellement rien senti…

« Adrien !! Adrien !! Vient vite sur le pont ! » Je me réveille en sursaut, sort de ma léthargie, enfile tant bien que mal ma salopette et mon gilet de sauvetage puis grimpe sur le pont. « Qu’est-ce qu’il se passe ?? » Coline, à la barre, me montre les deux safrans apparemment complètement désolidarisé… «  Le safran a cassé, enfin, ils ne sont plus solidaires !! » Coup de stress. Elle tente tant bien que mal à diriger le bateau avec un seul safran mais l’entreprise est ardue. Pendant ce temps, Oliver affale les voiles et met le moteur en marche. Nous sommes en plein milieu du DST et la zone est gorgée de navires. De plus la houle est vraiment formée…

Tout le monde est attentif aux ordres du plus expérimenté : Olivier. On prend un ris ou deux, Coline attrape les deux safrans et réussit à diriger le bateau. Pendant ce temps, on s’occupe de la navigation sur le GPS. Le mal de mer se manifeste à ce moment-là… Je file à l’arrière et commence à fixer l’horizon avant qu’il s’accentue. Cela va mieux. Nous passons le DST puis Olivier utilise la gaffe pour solidariser de nouveau les deux safrans. Mc Gyver triomphe et l’on peut reprendre normalement la navigation.

Levé de soleil

Levé de soleil

La fin de la navigation sera ponctuée de différentes manœuvres consistant essentiellement à prendre ou remettre des ris en fonction de l’intensité du vent. La journée touche à sa fin, le ciel a été bouché quasiment toute la journée, on a senti quelques gouttes de pluie mais pas de grosses draches !

Les lumières de la côte apparaissent enfin vers 18h. Des rafales à 23 nœuds et une houle d’environ 1,50 m (source bouée Westhinder) nous poussent rapidement vers la côte. On surfe sur les vagues avec une moyenne de 8 à 9 nœuds. C’est de nouveau de nuit que l’on atteint l’entrée du chenal d’accès au port de Niewport. La jetée dépassée et c’est le calme plat.

Content d’être arrivé et content d’avoir vécu cette aventure ! Encore merci à nos deux skippers et partant pour une autre virée !

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