Alta Via 2 – Etape 3: Mealges Alm – Altopiano (Puez)

Nous nous réveillons à 5h30 de nouveau dans le brouillard et sous un  ciel assez chargé. La pluie s’invite d’ailleurs pendant le petit déjeuner. Puisque nos hôtes dorment, on ose faire chauffer l’eau sur les tables! Jérémie et Sandra partent en premier à l’assaut du col Forcella della Roa suivi de très prêt par nous deux. Nous ne sommes pas complètement ensemble pour le trek, chaque couple part de son côté et l’on se rejoint, se retrouve sur le chemin, on partage etc. C’est une manière douce de se connaître sans s’infliger une présence forcée. Si le courant passe bien, on continuera ensemble et j’ai le sentiment que c’est le cas! J’ai vraiment l’impression que malgré leur allure très sportive, ils ont envie de profiter à fond du moment, des paysages, de s’imprégner de la nature, je ne reste personnellement pas insensible à ça!

L’ascension de Forcella della Roa se fait lentement mais sûrement. Nous nous attardons pas au sommet car il fait relativement froid, on a aucune visibilité, un ptit crachin nous colle à la peau, aucunes raisons de rester là!

De nouveau et grâce à la carte de Jérémie et Sandra, plusieurs choix s’offre à nous.

La trace en GPX:

Début de l'étape, direction le col

Début de l’étape, direction le col

Sentier large au vu de ce qu'on verra par la suite

Sentier large au vu de ce qu’on verra par la suite

1ère vraie voie équipée

1ère vraie voie équipée

Ca grimpe et on voit rien

Ca grimpe et on voit rien

Encore!

Encore!

Soit on part vers la Forcella di Sielles avec une portion câblée et engagée soit on suit les arêtes par le sentier 3A qui nous raccourcit légèrement l’étape. En gros, soit on se tape un sentier bien balèze dans le brouillard avec rien à regarder, soit on prend un chemin plus facile, plus sécuritaire. On opte pour le second choix. Finalement sur le 3A, il y a également une portion équipée de câbles et d’échelles. Tant mieux! C’est vraiment sympa ces portions! Cela met un peu d’adrénaline!

Nous ne nous attardons pas de nouveau au sommet étant donné que nous sommes toujours dans la brume. Nous atteignons le refuge de Puez à 10h15. Nous sommes bien en avance sur le timing de la journée… Quand Sandra et Jérémie nous rejoignent, nous prenons un bon chocolat chaud, futur leitmotiv du trek! On se pose, on lit, on discute et vers 12h on déjeune. Peu de temps après, Brigitte nous rejoint. Sa nuit à Ginova s’est bien passé!

Soudain, les nuages se dissipent et dévoilent le panorama qui se cachait depuis 2 jours. Des gorges abruptes apparaissent subrepticement rapidement englouties pas une mer de nuages qui circulent en contrebas dans le vallée.

C'est ludique

C’est ludique

C'est chaud!

C’est chaud!

Nous prenons le dessert au refuge, un bon strüdel! Délicieux! Vu que la météo semble clémente, nous décidons de pousser jusqu’à Jimmy’Hütte, un refuge qui se situe un peu plus loin, proche de la vallée, au-delà de l’Altopiano.

Juste avant de gravir le col de Forcella di Campai, nous traversons un vaste plateau verdoyant (l’Altopiano) parsemé de dollines herbacés. L’endroit semble assez isolé et je m’écarte du chemin pour aller voir un petit le coin. J’hésitez, on pourrait se poser ici.. Jérémie s’écarte aussi du chemin pour aller vadrouiller, et parce qu’il fait toujours le double de chemin par jour, il n’arrête pas de fouiner partout!

Il est 14h et au refuge, ils nous ont dit que la pluie allait arriver.. Que faire!? Je suis mitigé, craintif au fond, pas envie de se faire choper en bivouac! Mais au fond, qui va venir en fin d’après-midi nous déloger? Finalement, Jérémie insiste et tout le monde le suit. On se trouve un super spot à l’abri des regards juste en face du refuge de Puez mais au niveau des tentes, on ne nous voit pas! Parfait!

On se fait plaisir avec le célèbre Strudel

On se fait plaisir avec le célèbre Strudel

Une rude ascension

Une rude ascension

Avant de monter les tentes, on profite d’une éclaircie pour bronzer à l’abri du vent dans les dépressions rocheuses. Il fait bon, il n’y aucun bruit. On profite du moment présent. Rien ne compte à part monter sa tente et se préparer à manger. On fait le vide, totalement. Ce sont ces moments là qui comptes. Que l’on veut retrouver à chaque aventure. Être dépendant que de soi-même…

La météo ne s’est pas trompée. La pluie arrive accompagné d’un orage assez violent qui nous tourne au-dessus. A l’abri dans la tente, nous faisons pas les malins. Sommes-nous réellement à l’abri? Tout le matériel en métal est mis à l’écart afin de ne pas attirer la foudre. Nous sommes dans nos duvets en train de regarde la toile de notre tente qui s’agite au gré des rafales, nos sens sont en alertes, comptant le secondes séparant l’éclair du tonnerre afin d’évaluer la distance de l’orage. Plusieurs fois, nous sommes soulagés en entendant l’orage s’éloigné puis se rapprocher d’un coup.  C’est notre 2e expérience d’orage en montagne, la 1ère fois c’était sur le Gr20.

Mes pensées vont vers le livre que je suis en train de lire « Montagnes d’une vie » de Walter Bonatti. Célèbre alpiniste qui a maintes fois été confronté aux orages de montagne. Géraldine pense à Lionel Daudet et son Dod’tour et au moment où il se fait foudroyer sur le Mont Blanc… Je guette le moindre bourdonnement, la moindre électricité dans l’air… De toute manière il serait trop tard.. Alors on attend… Sans bouger…

L'altopiano

L’altopiano

Quand je prend une photo

Quand je prend une photo

Sous la tente, 1er bivouac sauvage sous l'orage

Sous la tente, 1er bivouac sauvage sous l’orage

Quand Géraldine prend une photo ;)

Quand Géraldine prend une photo 😉

L'équipe au complet Sandra, Brigiite, Géraldine et Jérémie

L’équipe au complet Sandra, Brigiite, Géraldine et Jérémie

autour de Puez

autour de Puez

Jérémie et Sandra qui ont pris un peu plus de temps

Jérémie et Sandra qui ont pris un peu plus de temps

Finalement, nous nous endormons pendant que l’orage s’éloigne pour de bon…

Récit du Trek

ETAPE 4

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Galerie Photos

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