[Islande 2016] – Jour 10: Cap vers le Trölladyngja!

Réveil 6h30. Mal dormi. Enfin pour ma part et ce malgré ma douche glaciale de la veille… La nuit a été humide mais notre tente ainsi que notre super bâche en guise de doublure de sol nous assure un sommeil au sec. Le temps est maussade, le ciel est gris, couvert, chargé et l’on sent que la pluie ne vas pas tarder.

Nous ptit déjeunons dans la tente car il y a trop d’air à l’extérieur et faut dire que les températures ne sont pas tropicales…

Aujourd’hui nous partons à l’assaut du volcan Trölladyngja (La montagne des Trolls). Situé dans la gigantesque coulée de lave Ódáðahraun,  ce volcan culmine à 1468m d’altitude possède un diamètre d’environ 10km avec une pente de 4 à 5°et qui s’accentue à proximité du cratère (6 à 8°) qui est large de 1500m et profond de 100m (Merci Wikipédia 😉 ).

C’est un volcan dit bouclier, de type effusif avec la présence d’un lac de lave en son centre (quand il est en activité). Le Piton de la Fournaise ou le piton des neiges sont des volcans boucliers. Le Trölladyngja est également caractérisé par des roches dites hyaloclastite qui résultent du contact entre la lave fluide et l’eau (ou la glace). La dernière éruption date de 1961.

Bivouac au bord de la Hraunkivsl

Bivouac au bord de la Hraunkivsl

Notre terrain de jeu pour la journée

Notre terrain de jeu pour la journée

Le Trölladyngja qui se dévoile de temps en temps

Le Trölladyngja qui se dévoile de temps en temps

Après ce ptit cours de volcanologie, reprenons notre aventure. Avant d’atteindre le sommet de la montagne des trolls, nous devons parcourir environ 15 km de coulée de lave. Au début, la progression est aisée, il y a beaucoup de sable et peu de lave compacte, nous pouvons marcher sans trop se soucier du terrain.  Cela se complique lorsque la pluie se met à tomber et que l’on aborde un entrelacs de morceaux de roches. C’est un vrai chaos volcanique ! Évoluer dans ce décor n’est pas évident et si l’on a l’impression que le terrain est plutôt plat, c’est en fait une succession de montée et descente relativement éreintantes.

La progression est lente et l’on a l’impression de ne pas avancer. De plus, ce n’est pas évident de garder un cap rectiligne surtout que le sommet est toujours dans les nuages…

13h. Cela fait 3h qu’il pleut quasiment sans discontinuer et il faut que l’on mange avant d’attaquer les flancs escarpés du volcan. On monte un abri de fortune avec notre bâche à côté d’une proéminence volcanique et c’est à ce moment que le soleil fait son apparition ! Parfait ! Il nous réchauffe ce qu’il faut et le sommet se dévoile, si proche et si loin en même temps.

La pluie, la grêle et la neige nous accompagne jusqu’au sommet. La pente n’est pas si raide finalement mais le terrain est chaotique : coulées de lave, sable, névés, glace… Nos pieds et chevilles sont mis à rudes épreuves !

On arrive au bord du cratère bien circulaire et comme par magie le ciel se déchire et le soleil fait son apparition ! Les nuages se dissipent et l’on peut admirer l’immense cratère de Trölladyngja ! Je suis aux anges, c’est magique d’être là, tout seuls au milieu de nulle part, aux portes d’entrée vers le centre de la Terre. Géraldine est un peu moins enthousiaste, l’ascension et la pluie ont sapé son moral, elle est frigorifiée. J’essaie de la dérider un peu et le soleil ainsi que le spectacle ravive sont ptit corps !

départ au sec!

départ au sec!

Pas si plat que ça!

Pas si plat que ça!

La pluie commence à tomber ...

La pluie commence à tomber …

Mots doux :)

Mots doux 🙂

A l'abri pour le midi

A l’abri pour le midi

Le Cratère!

Le Cratère!

Le ciel s'est dégagé, on peut admirer la vue depuis le cratère!

Le ciel s’est dégagé, on peut admirer la vue depuis le cratère!

Nous faisons une bonne pause puis l’on repart en contournant le cratère par son flanc ouest et l’on amorce la descente dans un décor similaire à l’ascension mais sans la pluie et avec une visibilité cela change tout !

Nous traversons quelques névés glacés avec des micro-bédières, avant-gout de ce que l’on vivra dans quelques jours sur le Bruarjökull…

La lave est moins chaotique sur le flanc nord et c’est avec facilité que l’on descend le volcan. Au loin, nous apercevons les contreforts de l’Askja que l’on traversera dans 2 jours. D’ailleurs, avec la fatigue, je confonds un plateau minuscule avec le volcan le plus grand de toute l’île ! Lorsque l’on atteint une coulée de lave plus chaotique, nous posons la tente sur les pentes du volcan. En espérant qu’il ne se réveille pas dans la nuit !!

La vue depuis le bivouac!

La vue depuis le bivouac!

Bivouac sur les pentes de Trölladyngja

Bivouac sur les pentes de Trölladyngja

Carte et topographie

Carré Vert = Départ Carré rouge = Arrivée

Carré Vert = Départ
Carré rouge = Arrivée

Galerie Photos

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